Il était un chat, un Délice ce chat…

Aujourd’hui, je vais vous parler de Délice.

Délice est mon chat, ou devrais-je écrire, était mon chat. Mais il était bien plus que ça… il était mon compagnon de vie depuis plus de 16 ans !
En fin de semaine, j’ai dû prendre la décision que chaque ami des animaux redoute le plus : le maintenir en vie pour moi ou le laisser partir pour lui.

Il était malade depuis presque 3 ans, même si ces symptômes n’étaient pas si visibles que ça. Je savais que le jour viendrait, mais j’espérais au fond de moi, très égoïstement, qu’un matin, je me lèverais et qu’il se serait endormi paisiblement pour toujours…

Délice est entré dans ma vie à un moment clé. Jeune adulte, je vivais seule, travaillais beaucoup et enchaînais les journées sans jamais m’arrêter ni prendre le temps d’apprécier la vie.

Cette petite boule de poils à l’aspect d’un siamois coupé avec un sacré de Birmanie m’a été confié par une de mes vendeuses de l’époque. Un individu l’avait lâchement jeté dans son jardin ! Je venais lui faire une formation et j’ai craqué devant ce petit chaton, si petit, si fragile et dans les yeux bleus duquel je pouvais lire que nous nous étions trouvés.

Dans la vie, il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous.  Ce jour-là, ça en a été un pour moi.

Il a été tout au long de ces années un concentré de tendresse, de douceur, de gentillesse et d’amour… Malgré mes absences, il ne m’en a jamais tenu rigueur, jamais commis aucune bêtise aucune représailles… il m’accueillait avec des ronronnements et des câlins à n’en plus finir.
Il dormait au creux de mon cou, son museau posé sur ma joue. Durant de longues années, il a maintenu son habitude, jusqu’à laisser sa place quand les enfants sont arrivés. De lui même, il s’est installé aux pieds du lit alors que nous pratiquions le co-dodo. Il n’a jamais montré le moindre signe d’agressivité ni envers les personnes ni envers tous les compagnons de vie que nous avons accueillis après lui.

Délice était un délice à vivre, un délice à aimer, mon Délice qui me manque.

Cette semaine, j’ai dû condamner mon meilleur ami, mon complice depuis toujours, mon confident.

Certains ne comprendront pas pourquoi la perte d’un “simple” chat me mette dans un tel état de tristesse. Peut-être parce que Délice était bien plus que ça pour moi.

Cette semaine, j’ai perdu un ami de longue date, sans lequel je dois apprendre à vivre.

Certains comprendront que je n’ai pas le coeur à célébrer la fin d’un roman.

Pour ceux qui comprendront, je tiens à m’excuser.

Je demande pardon, car durant quelques temps, je ne serai plus disponible pour vous.

J’ai besoin d’un temps de paix afin de pouvoir faire mon deuil et poursuivre la route sans mon ami.

Je suspends la sortie de Michaël, jusqu’à ce que mon coeur soit de nouveau prêt à accueillir la joie de vous partager son histoire.

Je suis désolée pour ceux qui l’attendaient, mais je préfère me montrer honnête avec vous et me respecter dans mes sentiments.

J’ai besoin de me recueillir afin d’accueillir le meilleur de demain.

Amicalement,

Angélique

 

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