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Le gardien du coeur

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Quatrième de couverture :

 

Quand l’amour gouverne le monde au-delà du temps et de l’espace…

Myrielle Deméson s’apprête à mettre fin à ses jours lorsqu’un homme étrange l’en empêche pour l’amener dans un monde parallèle.

Quand elle reprend connaissance, Myrielle, pour qui la vie ne possédait ni sens ni saveur, apprend qu’elle est le Joyau du cœur, le bien le plus précieux de cette dimension. Malgré ses supplications, Aslann, son gardien demeure obnubilé par son devoir : remettre le Joyau dans sa cage aseptisée pour le bien collectif, quitte à lui ôter toute liberté. 

Enfin, c’est sans compter sur un allié démoniaque et l’intervention d’un trio féminin hors du commun ! 

Le parcours du Joyau et de son gardien du cœur les conduira aux confins d’une profonde transformation personnelle. 

Et si, le Joyau n’avait plus sa place dans cette dimension ? 

Et, si cette aventure n’était qu’un rêve extraordinaire pour que Myrielle s’aperçoive que l’incarnation de ses désirs se trouve juste à ses côtés, à portée de cœur ? 

 

Extrait : 

“Aslann dévisagea son Joyau avant de tourner la tête vers la porte d’entrée. Il s’apprêtait à formuler la seule déclaration d’amour qui lui était autorisée. Il inspira profondément puis bomba son torse. D’un ton solennel et sans regarder l’objet de ses sentiments, il répondit :

— C’est notre devoir de gardien. Notre vie est liée à la sécurité du Joyau du cœur. Nous ne représentons rien, seule la survie du Joyau compte à nos yeux. Nous existons pour que notre corps lui serve d’armure et rempart. Le Joyau est le bien le plus précieux à nos yeux.

La jeune femme le considérait tandis qu’il récitait une sorte de leçon, sans le moindre affect apparent, ce qui n’était pas son cas à elle. Sa gorge se noua et sa poitrine lui fit mal. Encore une fois, l’indifférence d’Aslann la blessait profondément.

— À présent, Myrielle, tu sais à quoi sert un gardien et jusqu’où il est prêt à aller pour toi, pour sauvegarder ton existence…

— Non pour ça ! répliqua-t-elle en montrant son cœur à travers l’enveloppe transparente.

— C’est pareil, la coupa Aslann d’un ton chaleureux.

— Non ! Tu ne me protèges pas, moi ! Tu protèges ce qui m’habite ou devrais-je dire ce que je contiens. C’est pour ça que je suis partie ! cria-t-elle avant de s’arrêter les yeux écarquillés par ses propos.

— Ne te juge surtout pas, Myrielle. Écoute ton cœur et ton intuition suivra. Dis à Aslann ce que tu reproches dans le fait que l’on confonde le Joyau avec qui tu es, toi, en tant qu’être vivant…

Les mots d’Héma résonnèrent en elle et son cœur s’emballa. Ses battements s’accélérèrent sous la colère et la déception qui s’insinuaient dans l’organisme de la jeune femme. Des éclats lumineux apparurent de son muscle cardiaque tels de minuscules rubis. Ils s’intensifiaient au point que Myrielle se redressa apeurée par le rayonnement rougeâtre qui se diffusait de sa poitrine. Aslann, tout aussi effrayé dévisagea les sourcières, les sourcils arqués. Héma, qui n’avait pas lâché sa main, la caressa de son pouce pour le rassurer. Elle hocha la tête pour l’empêcher d’intervenir.

— Nous t’écoutons, Joyau. C’est le moment de renaître, articulèrent les sourcières en une voix unique.

— Je ne suis pas votre Joyau. J’ignore ce que vous m’avez fait et pourquoi vous voulez me laver le cerveau ! Je suis Myrielle Deméson, une simple femme. Je n’ai rien demandé à personne, je voulais simplement vivre ma vie, je voulais…

— Que voulais-tu, Myrielle ? susurra Cama.

— Je voulais compter au-delà de ce que je représentais. Je voulais expérimenter mes envies et mes désirs et non plus exaucer ceux des autres. Je voulais vivre ma vie, pour moi. Je suis bien plus que celle qu’on observe. Je le ressens au fond de moi, mais personne ne veut le voir ! Tous attendent que je me dévoue pour leur apporter du pouvoir… Mais qui m’offre quoi que ce soit à moi, sans intérêt ? Qui tient à moi simplement par amour ? Oui, c’est ça. ( Myrielle leva les bras au ciel. ) J’avais besoin, plus que de ma vie même, que l’on m’aime, moi, Myrielle, telle que je suis au fond de moi, au-delà du Joyau du cœur divin. J’aspirais à être aimée juste en tant que femme…

— Je t’aime, dit la vieille sourcière Héma.

— Je t’aime, Myrielle, dit Cama, entre deux âges.

— Je t’aime, Joyau, conclut Tema, la plus jeune.

— Comment peux-tu croire que l’on ne t’aimait pas ? souffla Aslann visiblement attristé.”

 

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