C’est notre grand jour: publication en version numérique de l’éclosion des élus

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Pas parce que je publie mon premier roman, mais parce que c’est vraiment le jour où je suis née il y a trente quatre ans. J’ai envie de prendre le temps de marquer le coup. Pourquoi cette année plutôt que les autres, me diras-tu?

Parce que je me suis offert un magnifique cadeau, une nouvelle émotion. ( tiens, d’une certaine manière comme Agapé 🙂  )Il y a un an, quand j’ai fêté cette même date, je n’aurais jamais imaginé, même dans mes plus beaux rêves, ce que je suis en train de ressentir au moment où j’écris ce billet : de l’Apaisement. Il s’est déroulé tant de choses durant cette année et quand je mesure le chemin parcouru et mon point de vue aujourd’hui, je me dis que la vie est bien faite( ok, je le savais avant 😉  ) et que mon panorama me gorge de douceur et d’amour.

coeur livre

Au creux de mon coeur, cela fait des années ou, si je suis honnête, je peux avouer des décennies 🙂 que j’invente des histoires pour m’endormir et fuir le quotidien. Je me souviens de nuit où avec ma lampe de poche émaillée en métal vert , je lisais des livres sous ma couette pour ne pas que ma mère me surprenne juste avant d’imaginer la suite des aventures ou de nouvelles histoires avec ces héros avant de m’endormir. J’ai toujours aimé lire. J’aime la liberté que cela me procure. On peut voyager dans le monde que nous connaissons, mais aussi dans ceux inventés par des esprits créatifs. Il n’y a aucune limite dans nos rêves et dans notre imagination. Ainsi chaque nuit, depuis cette époque, je me couche en me racontant une histoire. Parfois elle se poursuit dans mes rêves, parfois mon subconscient m’amène ailleurs.

J’ai longtemps caché ces « manipulations » de mon cerveau, car mes histoires n’étaient jamais très joyeuses. J’ai écrit beaucoup de poèmes sur la première partie de mon adolescence. Ce n’était pas du tout la même énergie que les histoires. Les poèmes étaient davantage un moyen d’exorciser des craintes que réellement un acte réfléchi de création. Ce ne fut qu’à mes 17 ans et la rencontre d’une amie au lycée que j’ai dévoilé ouvertement ces mises en scène nocturnes. Ce fut à partir de là que j’ai commencé à les écrire sur le papier et à les garder. Auparavant je les écrivais et les déchirais pour que personne ne puisse les lire. ( la peur du jugement, de moi-même, des méconnaissances du cerveau et bien d’autres croyances erronées m’ont bloqué…) Cette amie m’a poussé à me faire confiance, à lui faire confiance. Nous avons commencé une correspondance épistolaire dont le contenu  de chaque lettre était la suite de notre histoire. Attendre la missive était riche et si enthousiasmant, sans parler de l’émulation de devoir avancer dans notre scénario pour que l’autre n’attende pas trop longtemps. Nous avons pratiqué ce jeu durant toute notre première scientifique. Le plaisir était à la fois dans le fond mais aussi dans la forme, car nous allions chercher de jolis papiers à lettre, avec des crayons de toutes les couleurs d’encre et de la cire pour cacheter nos enveloppes. pour accentuer la beauté du protocole, nous nous les glissions discrètement dans le sac de l’autre, sans que l’autre ne s’en aperçoive. Victorine fut une véritable bouffée d’oxygène pour moi et ma confiance dans les personnages qui venaient me rendre visite, toujours de manière récurrente souvent sur plusieurs nuits.

carnet coeur

Quand aujourd’hui, je dis que je rêve mes histoires, c’est littéralement le cas. Je vis l’aventure comme un dieu omniscient qui ne juge jamais, qui surveille à distance. Chaque histoire me vient comme un film auquel j’assiste. C’est une chance incroyable, car à chaque rêve, je pars loin de ma vie, parée de mon couteau, prête à l’aventure. Parfois je participe mais très souvent je n’interviens pas dans l’histoire. C’est étrange, mais j’adore cela. Je suis ravie que ma puce dorme plus sereinement la nuit et qu’elle se réveille moins afin que je ne sois pas contrainte de me réveiller sans la fin de l’histoire. Là, c’est la frustration suprême. enfin…

feu-dartifice-shutterstock_112860445-1024x1024

Tout cela pour en arriver à ce jour. Le jour où mes expéditions nocturnes auront conduit à un premier livre suivi de beaucoup d’autres. Quand je te parlais plus haut de sentiment d’apaisement, c’est vraiment cela. Je me sens en paix, à ma place, à faire une activité qui me semble si fluide et naturelle. Je parle régulièrement d’alignement et de l’importance que cela revêt à mes yeux. Aujourd’hui, je me sens parfaitement alignée avec je suis. à ma juste place ici et maintenant.

Je m’attendais à être gagnée par un sentiment d’euphorie, de joie inclassable à la parution de ce premier tome. À la fin, je suis heureuse mais pas dans une extrême émotivité. Ma mesure déroute mon chérinou d’ailleurs, qui lui est aux anges, cela vaut le coup de le dire. Pour moi, j’ai le ressenti d’un acte « normal » et qui devait et doit, être rien de plus rien de moins. Cela peut sembler bizarre de l’extérieur. Je suis heureuse et fière de lui offrir une existence. Pour essayer de faire un comparatif, c’est un peu la même impression que lorsqu’on tient la main de son enfant tant qu’il ne se sent pas assez sûr pour se lancer et marcher seul. Le jour où il y arrive, nous avons un sentiment de satisfaction de l’avoir accompagné, juste épaulé à réaliser ce qu’il savait faire. Après il découvre la vie, seul et aguerri de ses premières chutes, et le coeur confiant. Nous, on le regarde s’éloigner le coeur léger et plein d’amour. Là,c’est identique pour moi.

J’ai simplement aidé cette histoire à se matérialiser, avec toutes les lacunes dues au manque de sémantique pour rendre leurs précisions aux images et aux sentiments, que j’ai dans ma tête. Plus j’écris régulièrement et en conscience, plus je trouve le mot adéquat, mais c’est un point qui a nourri beaucoup de frustration tout au long de cette écriture.

Aujourd’hui, je lui lâche la main avec sérénité. Il suivra sa route vers la destination qui lui conviendra, cela ne dépend plus de moi. 🙂 Je suis heureuse d’avoir participé à son élaboration et à sa diffusion que je lui souhaite rayonnante.

make a wish

Si je devais faire un souhait pour lui… que ce livre interpelle et touche un recoin de coeur. Ce petit bout, où nous avons camouflé sous des tas de couches notre besoin de s’aimer, d’être aimé et de se connaître. La vie, n’est-ce pas une expérience initiatique, où l’on passe tout le temps qui nous est accordé à se demander qui on est ? qu’est ce qu’on fait là ?  Quelle est notre mission ? à se poser des tonnes de questions ( dans le moins mauvais des cas …) alors que nous sommes juste là pour être.

Alors je lui souhaite d’être là où il se sentira à sa place:

entre les mains d’un coeur ouvert à lui-même.

 

Belle l’éclosion.

Si tu veux lire les chapitres qui n’ont pas été publiés sur le blog ou autres plates-formes de lecture gratuite, je te laisse le lien vers amazon:

L’éclosion des élus version numérique.

Bonne lecture 🙂

2 comments

  1. Sabrina Ivorra says:

    Joyeux anniversaire !!! Ce jour, plus que les 33 « 5 janvier » précédent, sera à jamais dans ta mémoire ! Je te souhaite une belle réussite pour ce premier roman et tous les autres à venir.

    J’ai pris plaisir à te suivre et t’apporter un peu de mon aide ces derniers mois… et je file sur Amazon maintenant 😉

Laisser un commentaire